Pourquoi diversifier votre patrimoine ?

Face au risque, ressenti ou avéré, de baisse des prix de l’immobilier résidentiel et devant la baisse substantielle de rémunération du livret A, il peut s’avérer judicieux d’envisager la diversification de votre patrimoine.

L’immobilier (résidence principale, autres biens résidentiels, terrains et immobilier de rapport) représente environ 68% du patrimoine des ménages en France. Sur 10 692 milliards d’euros à fin 2015, les logements et terrains bâtis représentaient un total de 7271 milliards d’euros. Cette proportion a sensiblement augmenté depuis 20 ans : en 1996, le poids de l’immobilier n’était « que » de 55%. Le patrimoine immobilier des Français représente ainsi trois années et demie de PIB (produit intérieur brut) du pays. C’est dire l’importance de la pierre dans les actifs détenus par les Français. Le remboursement des crédits immobiliers représente d’ailleurs la majorité du « taux d’épargne » des ménages mesuré chaque trimestre par l’Insee.

Les dépôts bancaires et liquidités représentent une autre composante importante des placements des ménages. Plus de 60 millions de Français détiennent un Livret A, dont le taux de rémunération est fixé à 0.75% jusqu’au 1er Août 2017, son plus bas niveau depuis sa création. Début 2015, 85,6 % des ménages métropolitains français possédaient, selon l’INSEE, un livret défiscalisé (Livret A, LDD et LEP).

Fort de ces constats, sachez qu’il existe de multiples façons de diversifier votre capital. Il existe, par exemple, les produits suivants :

  • les actions cotées et non cotées
  • les matières premières
  • les FIP et FCPI
  • les produits de Bourse
  • les obligations d’Etat
  • les obligations d’entreprises
  • l’immobilier d’entreprise (SCPI, OPCI, foncières)
  • l’or
  • les placements plaisirs (vin, objets d’art, voitures de collection)

Chacun de ces produits présente des caractéristiques bien spécifiques. Pour orienter votre choix, vous pouvez trouver conseil auprès d’un professionnel de la gestion de patrimoine. Il saura vous présenter les différents avantages de ces placements.

L’assurance vie multisupport, par exemple, constitue l’un des seuls moyens de détention d’OPCVM (Sicav et FCP) bénéficiant d’une fiscalité préservée. Si vous être détenteur d’un contrat monosupport, vous pouvez demander à votre conseiller de le transformer en contrat multisupport, au moyen du transfert dit Fourgous. Grâce à ce système, vous ne perdrez pas les avantages fiscaux associés à la date d’ouverture de votre contrat.

6

ème

C’est le rang de la France au classement des pays
où les prix de l’immobilier sont les plus surévalués.

Source : OCDE

66

%

des Français déclarent épargner en vue de la retraite

Source : Ifop et le Cecop,
19-22 avril 2016

2,9

%

C’est le rendement moyen des supports
en unités de compte en 2016 en France.

Source : FFA

Quelle classe d’actifs choisir ?

Au sein d’un contrat d’assurance vie multisupport, il est possible d’investir sur une grande variété de supports, et pas seulement sur les actions, contrairement aux idées reçues. Découvrez la liste des placements qui s’offrent à vous.

Comme son nom l’indique, un contrat d’assurance vie multisupport vous donne la possibilité de panacher librement votre investissement sur différents supports complémentaires :

  • actions françaises
  • actions européennes
  • actions internationales
  • obligations françaises
  • obligations européennes
  • obligations internationales
  • fonds diversifiés, combinant actions, obligations à taux fixe et à taux variable, obligations convertibles,
  • produits structurés à capital garanti à l’échéance, indexés sur les grands indices boursiers

Ces produits sont plus ou moins risqués : le capital n’est souvent pas garanti et c’est l’épargnant qui assume le risque de perte en capital. L’échelle de risque d’un fonds dépend de son sous-jacent : les actions sont soumises à une plus grande volatilité mais présentent une espérance de gains supérieure à toute autre classe d’actifs ; les obligations sont soumises à de moindres variations, et sont donc potentiellement moins rémunératrices que les actions. Les fonds diversifiés peuvent constituer un bon compromis, le rôle de leurs gestionnaires étant d’obtenir une valorisation du capital investi en faisant varier l’allocation d’actifs selon les perspectives d’évolution des marchés.

Conseil

Grâce à un transfert d’épargne appelé arbitrage, vous pouvez passer d’un support financier à un autre ou de votre fonds en euros à un fonds actions ou diversifié.

Les produits indexés sur les indices

Le CAC 40 se négocie à des niveaux éloignés de ses plus hauts atteints en 2007 avant la crise des subprimes, contrairement au marché américain, qui les a dépassés.

Pour profiter d’un potentiel rattrapage sur les marchés actions français et européens, le PEA est un mode de détention à envisager. Dans le cadre de l’assurance vie, les produits structurés avec protection du capital et indexation sur la performance de l’indice CAC 40 ou Eurostoxx 50 peuvent être une solution pour les épargnants souhaitant allier performance et capital garanti à l’échéance.

À la différence du PEA, les versements sur un contrat d’assurance vie ne sont pas plafonnés. Et il est possible d’ouvrir plusieurs contrats par personne et par foyer fiscal au contraire du PEA (2 par foyer maximum). Le PEA est réservé aux actions européennes, alors que le choix est plus diversifié au sein d’un contrat multisupport.

Les premières questions à se poser

1

Quel niveau de risque
suis-je prêt à accepter ?

2

Quel est mon horizon de placement ?

3

Est-ce que je souhaite offrir des garanties à mes proches ?

4

Quelle est ma tranche d’imposition ?