7 avril 2020
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Les indicateurs macroéconomiques

Le ralentissement économique lié à l’épidémie Covid-19 n’a pas tardé à se matérialiser dans les statistiques économiques. En voici deux illustrations :

Les indicateurs financiers

Les actions

Toutes les grandes classes d’actifs ont enregistré des baisses significatives au cours du 1er trimestre.

 

Les actions sont les premières touchées car leurs valorisations intègrent la baisse des perspectives de profitabilité et la baisse des dividendes futurs. En effet, les marchés boursiers ont toujours une vision prospective basée sur la dernière information connue. Ceci tend, en période de stress, à exacerber les mouvements baissiers et provoque une hausse exceptionnelle de la volatilité des places boursières.

 

Les obligations

 

Du côté des marchés obligataires, les mouvements sont également significatifs sur les primes de risque (spreads de crédit) qui augmentent fortement, intégrant implicitement une hausse du risque de défaut des entreprises.

 

 

 

 

Les obligations d’État jouent leur rôle de valeur refuge poussant ainsi une nouvelle fois les rendements à la baisse. Le taux de l’OAT 10 ans repasse une nouvelle fois en territoire négatif.

Le secteur du pétrole

 

Les émetteurs du secteur du pétrole de schiste nord-américain sont particulièrement sous pression en raison de la baisse des prix du baril, qui atteignent leur plus bas niveau depuis 18 ans, en raison d’une guerre des prix que se livrent la Russie et l’Arabie Saoudite.

La volatilité des indicateurs financiers

La volatilité mesure la propension des cours des actifs financiers à fluctuer, à la hausse comme à la baisse, sur une période donnée

Elle sert donc d’indicateur de risque généralement à court terme pour un placement financier. Il existe des indices pour mesurer la volatilité des marchés actions à court terme comme le VIX® pour l’indice américain S&P 500® ou le VCAC® pour l’indice français CAC40®.

Ces indices sont communément appelés les « indices de la peur » car la volatilité a généralement tendance à augmenter fortement en cas de stress sur les marchés financiers.
Plusieurs facteurs expliquent la volatilité d’un placement financier : comme les variations des flux financiers anticipés par le placement ou encore une évolution de la perception du risque.

L’épargnant est généralement « allergique » à cette volatilité et est donc plus naturellement enclin à adopter des stratégies d’investissement sécuritaires.
Or, ces dernières se trouvent fortement pénalisées dans un contexte de taux d’intérêt négatifs que nous connaissons en zone euro.

C’est bien par l’évolution de la perception du risque lié au blocage de l’économie mondiale provoqué par la pandémie de Covid-19 que la volatilité sur les bourses mondiales a fortement augmenté ces dernières semaines.