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«Comment réorganiser notre patrimoine ?» Nos conseils à Henri et Julie

Publié le 29 décembre 2021

Passionnés de jeux vidéo, Henri et Julie passent chaque soir plusieurs heures à jouer en ligne, souvent avec des collègues de bureau. Geeks jusqu’au bout des ongles, ils contrôlent tous les équipements de leur logement depuis leur smartphone, de l’interphone au réseau Wi-Fi en passant par le chauffage.

Sans surprise, ils travaillent dans l’informatique. Henri s’occupe de la maintenance réseau d’un opérateur télécom. Il change d’employeur tous les quatre ou cinq ans au gré des opportunités d’évolution de carrière qui ne manquent pas dans son secteur d’activité.

Sa femme œuvre dans une SSII et elle est en mission chez un constructeur automobile allemand depuis le mois de janvier 2021. Ils n’ont pas d’enfants et, à les écouter, ils ne semblent pas pressés d’en avoir. Trop investis dans leur carrière ? Trop occupés à jouir des plaisirs matériels ? La réponse leur appartient.

En charge des finances au sein du couple, Henri a découvert le monde des placements en feuilletant Le Revenu dans sa belle-famille. Il n’est pas un expert mais il a la volonté de progresser. L’objectif patrimonial de nos amis est clair : compléter leurs salaires par des revenus de placements. «Il n’est pas question d’arrêter de travailler. Il s’agit de mieux vivre en réduisant la dépendance financière à nos employeurs.» Pour les aider à atteindre leur but, nous avons analysé leurs revenus, dépenses, actifs et dettes. Conclusion: ils ont les moyens de leur ambition mais des décisions doivent être prises. Vite.

Henri et Julie doivent adapter leurs placements au nouveau contexte. Comme de nombreux épargnants français, ils ont trop liquidités : près de 200.000 euros dorment sur des comptes courants et livrets bancaires mal rémunérés. Ils ont aussi beaucoup d’immobilier.

Le Revenu aime la pierre. C’est le seul actif que vous pouvez acquérir à crédit. Et il protège de l’inflation, ce qui n’est pas le moindre de ses atouts alors que l’indice des prix à la consommation progresse de près de 3% sur un an. Mais le placement est aussi peu liquide, très taxé et, au final, s’avère souvent moins rentable que la Bourse. Les comparatifs du Revenu sur vingt ou trente ans le montrent bien.

Préconisation n°1 : débuter en Bourse

Contrairement à une idée reçue, le placement en actions n’est pas réservé à une élite. Il est accessible à tous. Il suffit de s’intéresser à la vie des entreprises et agir avec méthode. Henri se dit «tenté par l’aventure».

Dans le contexte actuel de valorisation tendue, nous lui conseillons de rentrer progressivement sur le marché. L’idéal serait d’investir chaque mois la même somme. Quand les marchés sont hauts comme aujourd’hui, il achèterait peu de titres ou de parts de fonds. Quand ils sont plus bas, il en achèterait davantage.

Au final, il obtiendrait un prix revient moyen satisfaisant et ne pourrait que gagner dans la durée. Il doit seulement accepter de bloquer l’argent investi en Bourse pendant cinq à dix ans, le temps de profiter de la tendance haussière des marchés actions à long terme. Dans un monde en proie à de nombreuses crises dans lequel il est très difficile de prévoir l’avenir, il est essentiel de ne pas détenir que des actions françaises.

Le Revenu recommande l’allocation suivante:  20% France, 30% Europe, 30% Amérique du Nord, 15% émergents, 5% de Japon. Henri doit consulter les bancs d’essai du Revenu pour avoir des idées d’investissement précises.

Préconisation n°2 : chasser les frais abusifs

Bien gérer son épargne, c’est aussi optimiser les frais des placements: frais sur versement, de gestion chaque année sur l’encours total de l’épargne, d’arbitrage, de sortie…

Même les épargnants les plus affûtés sous-estiment leur montant. Sans précautions particulières, la gestion d’un compte-titres peut coûter plus de 3% par an, soit près de 50% de la performance à long terme captée par l’intermédiaire dépositaire de votre épargne. C’est trop! D’autant qu’il est assez facile de ne pas dépasser 1% en choisissant avec soin sa banque. Les établissements spécialisés 100% en ligne sont deux à trois fois moins onéreux que les grands réseaux traditionnels. Ils doivent être privilégiés.

Pour l’investissement en titres vifs, Henri doit se fixer comme objectif de ne pas dépasser 0,1 à 0,2% de frais de courtage à l’achat et à la vente. Pour l’investissement en fonds, il doit privilégier les trackers indiciels, cinq fois moins chargés en frais que les Sicav gérées activement qui n’offrent pas toutes un surcroît de performance, loin de là.

Préconisation n°3 : se pacser et rédiger un testament

Dernier dossier : la prévoyance. Henri et Julie doivent s’interroger en cas de disparition prématurée de l’un ou de l’autre sur les ressources matérielles de celui qui reste. Ils sont jeunes et en bonne santé, mais les accidents de la vie n’arrivent pas qu’aux autres.

Un décès sur cinq a lieu avant 65 ans. Le couple ne doit pas l’oublier. D’autant que les actifs, dans leur majorité, sont au nom de Julie qui, par ailleurs, dispose du plus gros salaire. Pour ne rien arranger, nos amis vivent en concubinage, la pire des situations au regard de la protection du conjoint. Rappelons que le concubin est un étranger aux yeux du Code civil. Sans testament, il n’hérite de rien

Le mariage est le statut le plus protecteur, mais le couple ne veut pas en entendre parler. Nous les invitons, a minima, à se pacser et à rédiger un testament. Une double précaution qui permettra au survivant de maintenir son niveau de vie sans passer par la case impôts. Hors succession, l’assurance vie demeure bien sûr aussi un formidable outil de prévoyance.

Henri et Julie remercient Le Revenu pour la qualité de nos recommandations et s’engagent à nous tenir informé des décisions patrimoniales prises à la suite de notre visite.


Les leçons à tirer de cette étude de patrimoine

La Bourse est plus volatile mais plus rentable et moins taxée que l’immobilier locatif. Elle a sa place dans tous les patrimoines dans des proportions variables.

Un décès sur cinq a lieu avant 65 ans. S’interroger sur les ressources matérielles de celui qui reste constitue un acte de bonne gestion.