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L’année 2021 n’apporte pas de nouvelle réduction générale d’impôt sur le revenu, comme ce fut le cas en 2020, mais comporte des mesures ponctuelles de soutien à l’économie et aux ménages.

Taxe d’habitation : suite

La suppression complète de la taxe d’habitation sur la résidence principale est intervenue en 2020 pour 80% des foyers concernés.

Les 20% restants, qui ont un revenu fiscal de référence supérieur à 27.761 euros par part fiscale (soit 83.283 euros pour un couple avec deux enfants, par exemple), bénéficieront en 2021 d’une première baisse de 30%, avant un nouvel allégement de 65% en 2022 et une suppression totale de la taxe d’habitation en 2023. Les résidences secondaires ne sont pas concernées par ce dispositif.

Soutien à la transition énergétique

Pour soutenir la rénovation énergétique des logements, le dispositif MaPrimeRénov est devenu accessible à tous les propriétaires, ainsi qu’aux copropriétés et aux bailleurs locatifs. Cette aide était en vigueur depuis janvier 2020 pour l’isolation des logements et le remplacement de chaudières. La nouvelle version, revue et élargie, est prise en compte, au titre de 2021, pour des devis signés à partir du 1er octobre 2020.

Le montant de la prime, fixé selon le type d’intervention et la localisation du logement, est plafonné en fonction des ressources du foyer. Les ménages sont répartis en quatre catégories, des plus modestes aux plus aisés. Les foyers les plus modestes sont aidés jusqu’à 90% de ces travaux. Les trois autres tranches de contribuables peuvent obtenir une prise en charge maximale respective de leurs travaux de 75%, 60%, et 40% pour les plus aisés. Tout le monde est ainsi éligible à la mesure, mais avec une modulation selon les revenus.

Le dispositif encourage les travaux de rénovation globale de logements, combinant plusieurs types de travaux, et aboutissant à un gain énergétique de 55%, en visant les «passoires thermiques» (étiquette énergie F ou G). Un bonus plafonné à 1.500 euros est accordé aux logements les plus énergivores, si la rénovation les fait sortir du statut de «passoire thermique».

L’aide varie selon le lieu de résidence. L’Île-de-France a un barème spécifique. Un simulateur de calcul en ligne est disponible sur le site des impôts (impots.gouv.fr).

Le dispositif MaPrimeRénov’ est cumulable avec d’autres aides à la rénovation énergétique comme les certificats d’économie d’énergie (CEE). Par ailleurs, les travaux concernés sont éligibles à la TVA à 5,5%.

Trimestres de retraite

Comme chaque année, les plafonds pour valider un trimestre de retraite ou toucher une pension de réversion ont changé. Dans tous les régimes de base, à l’exception de ceux de la fonction publique, la durée d’assurance n’est pas calculée à partir des trimestres effectivement travaillés, mais à partir des cotisations prélevées dans l’année sur le salaire, ou pour les indépendants à partir de celles versées à leur caisse de retraite.

Pour valider un trimestre, il faut avoir cotisé sur un salaire ou un revenu au moins égal à 150 fois le smic horaire en vigueur au 1er janvier. Le smic étant fixé à 10,25 euros au 1er janvier 2021, un salarié doit donc percevoir un salaire au moins égal à 1.537,50 euros pour valider un trimestre, à 3.075  euros pour en valider deux, à 4.612,50 euros pour en valider trois et à 6.150 euros pour valider quatre trimestres en 2021. Pour un indépendant, le montant des cotisations à retenir est de 273  euros pour valider un trimestre, 546 euros pour en valider deux, etc.

Pour bénéficier de la reversion dans le régime de base, le conjoint survivant doit justifier, en 2021, de revenus inférieurs à 21.230 euros (21.112 euros en 2020). S’il vit à nouveau en couple, le survivant ne perd pas son droit à réversion, mais les ressources de son nouveau conjoint sont prises en compte pour apprécier le respect de cette condition de ressources. Les revenus du couple ne doivent pas dépasser 34.112 euros (33.779,20 euros en 2020).Abattement spécial pour les plus de 65 ans

Abattement spécial pour les plus de 65 ans

Les personnes âgées de plus de 65 ans au 31 décembre 2020 bénéficient en 2021 d’un abattement sur les sommes perçues en 2020 si leur revenu net global n’excède pas 24.690 euros.

Le montant de l’abattement dépend de l’importance du revenu net global de l’ensemble du foyer fiscal (et non pas seulement de l’un de ses membres), obtenu après déduction des éventuels déficits des années antérieures et des charges du contribuable. Il ne tient compte ni des plus-values taxées selon un taux proportionnel, ni des revenus soumis à un prélèvement libératoire.

Lorsque le revenu net global est inférieur à 15.340 euros, l’abattement est de 2.446 euros si le contribuable ou un seul membre du couple soumis à imposition commune est âgé de plus de 65 ans. Il est de 4.892 euros pour les foyers dans lesquels les deux membres du couple ont plus de 65 ans.

Lorsque le revenu net global est compris entre 15.340 euros et 24.690 euros, l’abattement est de 1.224 euros si le contribuable ou un seul membre du couple soumis à imposition commune est âgé de plus de 65 ans, et de 2.448 euros pour les foyers dans lesquels les deux membres du couple ont plus de 65 ans. Au-delà de 24.690 euros de revenu net global, aucun abattement n’est accordé.

L’abattement spécifique pour les personnes âgées de plus de 65 ans s’applique également à ceux qui, quel que soit leur âge, bénéficient d’une pension militaire d’invalidité pour une incapacité d’au moins 40%, d’une pension d’invalidité pour un accident du travail d’au moins 40% ou sont titulaires d’une carte mobilité inclusion portant la mention «invalidité».